|
Archives 2010
|
Dominique Fraikin photographe : Une rétrospective
A la galerie de Wégimont : du 12 novembre au 12 décembre 2010
A la galerie du Churchill : du 22 novembre 2010 au 2 janvier 2011
Images d’états d’âme
Il y a chez Dominique Fraikin cette sorte de loi des instants, du plus court chemin qu’est l’image. Et avec elle, la présence de cette sorte de miroir solaire qui lui donne à chaque fois le même goût de l’éveil au réel. Dans cette performance physique qu’est pour lui la photographie, et sous l’angle qui fait mouche, il poursuit l’apparition ou l’effacement des corps, les mouvements flottants qui les brouillent, ou le flou déhanchement qui soudain peut leur prendre. Un vol chahuté dans la tête, et la paix des choses pour cap. Un imaginaire free jazz comme copilote : pour une texture de paroi, une levée de nue, une envolée de soie, vient l’explosion de sensations et ses retombées de sentiments.
Au toucher du sol, des objets simples l’attendent, d’hier ou d’ailleurs, quotidiens ou incongrus. Cette autre voie à frayer, qu’il n’a pas écartée, il va la retracer à nouveaux regards. L’observation comme écoute : ces objets ont encore à dire. Quand il s’en approche, ils lui confient des secrets d’inventeurs. Est-ce de leur intime proximité qu’il apprend ces champs de nuances et de couleurs qu’il libère de leurs formes ? Quand il porte son attention à certaine dialectique de l’estompe et de la clarté, à telle danse de lumière entre les obstacles. Quand, de rêves en ressaisissements, de jeux de nuages en apnées de dauphins, l’image danse entre les éléments.
Le regard palpite toujours. Sa fatigue, il l’accueille comme celle d’une course. Il y a eu cette épreuve obsédante et inéluctable du choix des images. Dans le miroir, c’est le présent qui fait signe, la réalité, mais par bribes et sa représentation comme à la sortie d’un songe. La réalité, celle de toutes les sources de la création. Et son image, sa diseuse d’émotions.
Gilbert Mathieu
Octobre 2010
 |
|
|
Jean-Paul Laixhay, terre et Fusain |
|
|
|
|
Du 25 octobre au 21 novembre 2010
Le paysage est une forme d’émotion visuelle qui ne repose que sur soi-même. Les paysages que l’on peut découvrir dans les œuvres récentes de Jean-Paul Laixhay naissent d’une sorte de rencontre improbable, et pourtant présente, d’une gestualité lyrique, presque abstraite, et d’une figuration libre, sans points de repères autres que ceux l’œil -et du fusain, ou du pinceau, qui les a tracés. Œuvres sans à priori, qui épousent davantage les sensations éprouvées par l’artiste, que les canons ou les contraintes d’une discipline artistique. Aussi est-il moins question de cartographie intime, de genèse harmonieuse, que d’une lente et fluide dérive, au fil de la matière, comme on dirait « au fil de l’eau ». Pas de grandes randonnées exploratoires, mais de subtiles et brèves incursions dans des contrées proches, où l’artiste invite le regardeur à mettre ses pas, modestement, dans les siens.
Alain Delaunoy, novembre 2004

|
|
Alain Denis. L’état des choses |
|
|
|
|
Galerie de Wégimont
Domaine provincial à Soumagne
Galerie ouverte les samedis et dimanches de 14 à 18 heures ainsi que sur rendez-vous
Du 1er au 31 octobre 2010
Alain Denis. L’état des choses
Vernissage le vendredi 1er octobre de 18 à 21 heures

"Divers objets dans une boîte de sardines", Aquarelle, 2009
Après sa grande rétrospective organisée au musée d'Art moderne et d'Art contemporain de Liège en novembre-décembre 2009, Alain Denis expose ses travaux récents à la Galerie de Wégimont. Longtemps fasciné par les objets, dans leur dénuement le plus ordinaire ("moins ils ont de personnalité, mieux c'est" disait-il), il en a, dans un joyeux foisonnement de couleurs, décliné tous les possibles.
Il se tourne maintenant vers ses propres tableaux dont il explore les possibilités de réinterprétation.
« Relecture donc, approfondissement sans doute, et aussi mesure du chemin parcouru », écrit Jean-Michel Sarlet dans l'article qu'il lui consacre dans la revue Wégimont Culture de septembre 2010

« Il ne s’agissait pas seulement de changer d’objets, il lui fallait aussi s’approprier les découvertes proprement plastiques de la peinture depuis le début du XXe siècle, pour en faire le vaste vocabulaire d’un langage pictural personnel. Depuis lors, il peint sans cesse, et aujourd’hui, dit-il prudemment, il a l’impression d’avoir compris quelque chose mais il ne sait pas très bien quoi... Ce «quelque chose» contient sans doute une part d’ineffable, mais aussi cette conviction, réaffirmée à maintes reprises, que pour lui l’acte de peindre ne peut être qu’une joie, renouvelée à chaque tableau. Une telle conviction n’est pas fréquente aujourd’hui », poursuit Jean-Michel Sarlet.
|
|
|
Huit graveurs en noir & blanc |
|
|
|
|
Sabine Delahaut et Willy Heyer |
|
|
|
|
Du 15 juin au 15 août 2010
Sabine Delahaut et Willy Heyer, gravures
Une partie de mon travail prend sa source dans le vêtement et son histoire, dans les liens qu’il entretient avec le corps féminin, qu’il a simultanément magnifié, torturé, voir ridiculisé ; sur cette relation masochiste d’amour et de haine bien souvent voulue et défendue par la femme elle-même. Je veux par là établir un lien symbolique avec la condition féminine et le carcan social que la femme s’impose très souvent également. J’aime aussi explorer son coté intuitif et animal, les jeux et mutations du corps....
La ligne est omniprésente dans mon travail ; comme un écho à ma formation initiale de couturière, le fil conducteur qui nous amène d’un point à un autre…. point par point.
En gravure, la technique du burin me permet de combler d’encre le sillon que j’ai creusé, c’est un acte qui s’apparente à celui de coudre ou de tisser, et avec la mémoire enfouie puis retrouvée…. qui est le principe même de la lithographie.
La mémoire, le rêve, un autre versant de mon inspiration que j’explore, en excavant les souvenirs d’enfance et en les faisant revivre dans un monde fantasmagorique. Je tente de me retrouver à travers les photos de familles, d’ancêtres… Qui suis-je ?.... à travers eux.
Sabine Delahaut

La pensée est la pensée de la pensée. Clarté tranquille. L’âme est d’une certaine manière tout ce qui est : l’âme est la forme des formes. Tranquillité soudaine, vaste, éblouissante : forme des formes.
James Joyce, Ulysse

|
|
|
|
|
<< Début < Précédent 1 2 3 Suivant > Fin >>
|
|
Page 1 sur 3 |
|
|